Archives Mensuelles: mars 2015

Gilbert BECAUD à l’OPERADOU !

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Vendredi 6 mars… non, ce n’était pas « en Septembre », ni « Et maintenant », non !

Donc, je disais, vendredi, nous avons eu le plaisir de retrouver « Nathalie », pas sur « Les marchés de Provence », non, à l’OPERADOU !… Comment, vous ne connaissez pas l’OPERADOU ? Ha, mais c’est sûr, ça ne m’étonne pas, té ! C’est simple, c’est un lieu comme il n’en existe pas ailleurs ! Oui, avec ça, vous n’êtes pas bien renseignés… Pas de panique, je vous explique.

 

L’OPERADOU a été imaginé et créé par Gordon SMITH, charmant monsieur anglais, venu s’installer en France en 1972.

Gordon SMITH

Gordon SMITH

Gordon est un amoureux des arts, un peintre renommé, un écrivain professionnel, ayant accompli de nombreux métiers aussi divers que variés : professeur, traducteur, directeur pédagogique d’une école de langues majeures à Paris… il a même dirigé une école nautique au pied de Notre Dame !

Ce n’est pas un homme, c’est un kaléidoscope !!

Puis en 1994, il vient s’installer à Nîmes avec son épouse, et crée dans son garage un… THEATRE !

Oui, un théâtre, car Gordon est un passionné d’opéras, de musiques classiques, de ballets, de danse. Pour son propre plaisir d’abord, il y installe un matériel audio et vidéo de TRES HAUTE DEFINITION. L’écran mesure 330 cm… Le nec plus ultra pour passer de merveilleux moments musicaux.

Puis, par la suite, il décide d’en faire profiter au plus grand nombre, et crée l’OPERADOU.

 

Ce mini théâtre contient une trentaine de fauteuils confortables. Une règle unique : l’accès est totalement gratuit, il vous est cependant demandé de participer en… cuisinant quiches, pizzas, gâteaux et autres gourmandises salées et sucrées qui sont ensuite dégustées dans le mini salon ou les invités sont ravis d’échanger leurs impressions, émotions et critiques.

 

Il vient même de créer un site où vous trouverez la programmation et pourrez réserver votre place ! Voyez vous-même : http://operadou.info/index_files/operadou_programme.htm

Cependant, on peut également y vivre des soirées jazz ou une soirée chansons françaises !

Nous revoici donc à ce vendredi 6 mars où pour un soir, le poète n’était pas mort, puisque Michel a fait revivre BECAUD, avec « Un peu d’amour et d’amitié » et énormément de talent !

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Nous étions une poignée de ses amis,

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et nous avons réécouté avec un plaisir immense les textes très forts et émouvants sur lesquels Bécaud a composé d’un clavier expert et formidable, des musiques magnifiques, faisant claquer, swinguer, valser, balader les mots, les refrains, les paroles quelquefois lourdes de sens et souvent très profondes. Et, comme je vous le disais, « Nathalie » est venue tenir compagnie à Michel sur scène dans cette magnifique chanson scénario, où elle ne s’est pas fait « Désirée », car elle sait que pour un poète « L’important c’est la rose » et qu’il est inutile d’attendre « Le jour où la pluie viendra » !

Bref, mieux vaut que je vous détaille le programme de cette soirée inoubliable :

Je t’appartiens – 1955

Le jour où la pluie viendra – 1957

Les marchés de Provence – 1957

Et maintenant – 1961

Quand Jules est au violon – 1963

Nathalie – 1964

Tu es venu de loin – 1964

Quand il est mort le poète – 1965

Le petit oiseau de toutes les couleurs – 1966

L’important c’est la rose – 1967

Je reviens te chercher – 1967

Les cerisiers sont blancs – 1968

Un peu d’amour et d’amitié – 1972

C’est en septembre – 1979

Désirée – 1983

Quand le spectacle est terminé – 1980

 

Michel, tout au long de ce récital, nous a raconté la vie de Gilbert BECAUD, ses débuts, ses déboires, ses conquêtes féminines, ses rencontres, ses succès.

Il nous a ainsi remémoré des tas d’anecdotes, dont l’explication de sa fameuse cravate bleue à pois blancs. Peut-être le savez-vous, mais pour ceux qui comme moi l’ignoraient, en voici l’explication : cette cravate était pour lui un fétiche et un porte-bonheur. Jeune pianiste, Bécaud cherche du travail. Il se présente pour faire un essai dans un piano-bar qui recherche un pianiste remplaçant et le patron lui dit que c’est impossible, car il ne porte pas de cravate, et le standing de son établissement ne peut l’accepter. Il est accompagné de sa mère qui porte une robe bleue à pois blancs ; elle n’hésite pas,  et découpe immédiatement le bas de son vêtement pour en faire un semblant de cravate, que Gilbert noue autour de son cou avant de retourner voir le patron du bar, qui le laisse alors jouer, puis l’embauche immédiatement.

Depuis ce jour, Gilbert Bécaud s’est toujours présenté sur scène avec une vraie cravate à pois, sans jamais changer de modèle, en souvenir de ce premier épisode de sa carrière.

Gilbert BECAUD, c’est « Monsieur 100 000 volts », ainsi surnommé en raison de son sens du swing, de son  rythme endiablé, de ses interprétations passionnées. 400 chansons à son répertoire ! Il se produit 33 fois à l’OLYMPIA ! Il est le premier artiste à avoir déclenché des mouvements d’hystérie auprès de la jeunesse, qui n’hésitaient pas à casser des fauteuils par enthousiasme survolté !!

 

Débordant d’idées et de passion pour son métier, il crée à en 1988 à l’Olympia, un tour de chant d’un concept sans précédent : à l’affiche il propose non pas un mais deux récitals différents : l’un dit Bleu et l’autre Rouge, joués en alternance un jour sur deux, offrant ainsi au public une plus grande palette de succès.

Ses principaux paroliers étaient Louis AMADE, Maurice VIDALIN et Pierre DELANOE.

Allant me balader sur You Tube, j’ai visionné quelques vidéos, et je vous en fais profiter. Le voici avec son complice « Monsieur Pointu » dans « La vente aux enchères » : https://www.youtube.com/watch?v=dlOwrH5HjOc

Dans « Charlie t’iras pas au paradis » : https://www.youtube.com/watch?v=-Fyx5uV3_6I

L’indifférence : https://www.youtube.com/watch?v=f87CKc3deaE&index=23&list=PLQF3msTPSIVPe78MbNkx01tsZu5z3m8pW

 

Et puis voici, bande de petits veinards les vidéos que j’ai prises lors de notre soirée… d’une qualité moindre, certes, mais des vidéos tout de même…

 

Christian M a, comme à l’accoutumée, sonorisé cette soirée. Merci à lui, car cela n’a pas été toujours facile, quelques petits incidents techniques voulant à tout prix perturber le récital, mais il s’en est très bien sorti !!

Nous nous sommes ensuite tous retrouvés dans le salon où nous avons pu boire, avec modération bien sûr, et grignoter, heureux d’avoir eu la chance de vivre cette magnifique soirée qui nous a permis de retrouver avec un plaisir immense ce grand grand monsieur qu’était Gilbert BECAUD.

 

Merci infiniment à Michel !

A bientôt les amis !

Mariejo Goulard

 

 

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