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Soirée MELINA MERCOURI du 23 janvier 2016

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Samedi 23 janvier, le groupe PHILIA répondait à l’invitation de l’association « ST DREZERY PATRIMOINE » présidé par Gérard CONTUCCI, en présentant son spectacle « MELINA MERCOURI« .

C’est un spectacle entièrement conçu, réalisé, mis en scène et chanté par les membres de ce groupe amoureux de la Grèce, qui s’est donné comme objectif de promouvoir la culture grecque, et nous conter la vie d’un personnage célèbre grec.

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Ce samedi, ce fut le destin hors du commun de Mélina MERCOURI que Michel DINIAKOS nous conta, l’émaillant d’anecdotes tour à tour drôles, émouvantes, tragiques, illustrées par un diaporama riche en photos et vidéos conçu par Joëlle GERVAIS, membre de l’association EURO GRECE FRANCE. Le décor, très chaleureux et intimiste a été réalisé par Dominique FLICHE.

La soirée commença par la projection d’images sur une bande son où nous pûmes entendre un enregistrement de Mélina nous déclamant  « Où que me porte mon voyage, la Grèce me blesse« , le poème de Georges Séféris, que, dans les années 1970, exilée de son pays par la dictature des colonels, elle chantait dans toute l’Europe libre.

Vint ensuite la biographie contée par Michel DINIAKOS, entrecoupée de chansons interprétées par YOLA MANTZAVINOS qui, par sa voix, sa fougue, son hypersensibilité nous a émus quelquefois aux larmes, et par Michel, qui, de son timbre à la fois doux et vibrant lui donnait un écho exalté.

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Ils furent brillamment accompagnés par Michel ODOUL à la guitare, qui chanta également, de sa voix grave et chaude, et par Dimitri MASTROGIOGLOU qui enflamma les chansons par son jeu rapide, endiablé et métallique du bouzouki.

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Nous connaissons tous Mélina MERCOURI. Je vous propose cependant un condensé sur l’histoire de sa vie que je suis allée chercher pour vous sur Internet… Ne me remerciez pas, ça’m fait plaisir ! Le voici donc :

« Melína Merkoúri  (née à Athènes le 18 octobre 1920 et morte à New York le 6 mars 1994), est une actrice, chanteuse etfemme politique grecque.

Elle est née dans une famille de la grande bourgeoisie athénienne, originaire d’Argolide dans lePéloponnèse. Son grand-père, Spyrídon Merkoúris, fut maire d’Athènes et son père, député1.

Elle fut élevée par des gouvernantes étrangères et des institutrices françaises qui lui apprirent l’anglais et le français en plus du grec1Elle se marie à 15 ans pour fuir le milieu familial. Elle divorce à 18 ans.

Elle s’inscrit à l’Institut dramatique du théâtre national d’Athènes, où elle est l’élève de Dimítris Rondíris, un disciple de Max Reinhardt. Il la forme au répertoire ibsénien1. Elle commence alors une carrière de comédienne qui se déroule entre Athènes et Paris, travaillant notamment avec Marcel Achard.

En 1949, elle réussit à échapper au répertoire dans lequel Rondíris l’avait cantonnée. Elle se tourne vers Karolos Koun (en) et la méthode de Constantin Stanislavski. Si elle triomphe dans les pièces contemporaines, ses rôles dans des tragédies antiques ne sont pas aussi réussis2.

Le cinéaste grec Michael Cacoyannis, futur réalisateur de Zorba le grec (1964), lui offre son premier rôle au cinéma en1955 dans Stella, film qui lui apporte d’emblée la notoriété. Peu après, elle rencontre le réalisateur américain en exil Jules Dassin, dont elle devint l’égérie. Dassin la fait tourner dans huit films et ils se marient en 1966. Le film Jamais le dimanche(1960) apporte au couple une grande renommée internationale. Pour ce film, Melina Mercouri reçoit le prix d’interprétation féminine au festival de Cannes et est nommée aux Oscars2.

Privée de ses droits civiques à la suite du coup d’État fomenté en Grèce par les colonels en 1967, Melina Mercouri s’exile en France. Dans des tournées internationales, elle se fait dès lors le chantre de la résistance grecque à la dictature2.

Dès la chute de la dictature, en 1974, elle rentre en Grèce où elle entame une carrière politique qui l’amène à progressivement arrêter le cinéma. Elle est successivement députée du Mouvement socialiste panhellénique pour Le Pirée en 1978 et ministre de la culture de 1981 à 1989, puis de 1993 jusqu’à sa mort2. Elle s’est battue notamment, mais sans succès, pour le retour des frises du Parthénon exposées au British Museum. Dans le cadre du Conseil européen, elle crée, en 1985, le concept des capitales européennes de la culture. Conçue pour « contribuer au rapprochement des peuples européens », son idée était de désigner deux villes par an pour accueillir le théâtre de manifestations artistiques et mettre à l’honneur leur patrimoine historique et culturel.

Une semaine de deuil national fut décidée à la suite de son décès3.

La Fondation Melina Mercouri s’occupe aujourd’hui de la préservation des monuments grecs antiques. »

 

Un destin hors du commun, assurément !

Afin d’illustrer sa vie aux multiples facettes, je me suis amusée à créer ce patchwork…

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Voici le programme des chansons interprétées par PHILIA :

MELINA, MELINAKI

JE SUIS GRECQUE

MESSOGIOS (Méditerranée)

AGAPI YOU PINES (L’amour est à double tranchant), dansé par Claudiane ESNAULT *

TA PEDIA TOU PIREA (Les enfants du Pirée)

SE POTISSA RODOSTAMO (Je t’ai versé de l’eau de rose)

LA MAISON D’ITHAQUE

JE TE DIRAI LES MOTS

LES BATEAUX DE SAMOS

AU CAFE ST JUSTE

NA SE THIMASSE (Souviens-toi de moi)

LE METEQUE

O KAÏMOS (La douleur)

L’OEILLET ROUGE

PAR 10, PAR 100, PAR 1000

TO METOPO (Le front)

ATHENES MA VILLE

TOI LA MER

 

* Nous avons eu le plaisir de voir Claudia ESNAULT danser un ZEIBEKIKO pendant la chanson « AGAPI YOU PINES »  (vous trouverez le lien plus bas).

ZEINBIKIKO

Je suis allée à nouveau  trouver mon pote Internet pour vous expliquer les tenants zé les aboutissants de cette danse :

« Le ZEIBEKIKO est la danse par excellence liée au REBETIKO. Traditionnellement, elle n’est dansée que par les hommes et par un seul à la fois. Lorsque quelqu’un passe commande à l’orchestre d’un zeibekiko, les autres danseurs doivent quitter la piste, ou tout au plus mettre un genou à terre et taper des mains en rythme pour encourager le danseur.

ll n’y a pas vraiment de pas prédéfinis. Tout est dans l’attitude. Au début, les bras écartés, le danseur fixe le sol comme s’il allait en sortir tous les maux de l’enfer, comme s’il devait dominer ses propres peurs, ses propres démons. Il lui arrive même de frapper le sol pour les défier, un peu comme s’il les appelait à venir se battre. Il titube – pas seulement au figuré, on dit que pour bien danser le zeibekiko, il faut avoir la mastoura (l’ivresse de l’alcool ou du haschich) – il se laisse porter, voire déporter, d’un côté de l’autre, puis, en fonction de la musique, ou des paroles du rebetiko, il s’enhardit, il relève la tête, il tourne sur lui-même, il frappe son talon d’une main, ou passe une jambe au-dessus de la tête de l’un des amis accroupis au bord de la piste. »

 

A la fin du concert, tout le public était debout, la salle résonnait sous les applaudissements sans fin. Ainsi ovationné, le groupe PHILIA nous offrit une seconde fois « Les enfants du Pirée ».

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C’est effectivement un spectacle magnifique, d’une très grande qualité, que je vis pour la quatrième fois, et je dois dire qu’à chaque fois, c’est le même plaisir, le même engouement et les émotions toujours exaltées…

 

Je vous propose d’en retrouver quelques extraits :

 

La chanson « LE METEQUE« , vous le savez, a été écrite et chantée par Georges MOUSTAKI. Melina  MERCOURI l’a maintes fois interprétée, elle en fera un hymne contre la dictature des colonels. Je vous propose de l’écouter dans ce clip qui nous permet de feuilleter quelques photos de cette très belle femme : https://www.youtube.com/watch?v=H0g5QMgSrTI.

Parce que vous êtres très sympas, voici un lien où vous pourrez l’admirer dans cette vidéo, danser et chanter « Les enfants du Pirée » : https://www.youtube.com/watch?v=YCFXGanTx4A.

Et puis, me baladant sur le net,  j’ai trouvé ce magnifique poème enregistré par Mélina. Il s’intitule « Paix« , et a été écrit par Yannis RISTOS, poète grec. Il est très très émouvant, et se passe de commentaire… je vous laisse l’écouter : https://www.youtube.com/watch?v=1zEtLwESn6c

 

Un dernier mot pour rendre hommage à l’association ST DREZERY PATRIMOINE qui a organisé cette soirée d’une main de maître, et nous a conviés à déguster une assiette de mezzés arrosés d’OUZO ! Bravo à son président, Gérard CONTUCCI, sa secrétaire, Jacqueline DOMERGUE et tous les bénévoles de cette très sympathique association.

 

Allez, pour clôturer, la voici, flamboyante, sensuelle… grecque, quoi ! Dans « Jamais le dimanche » :

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A très bientôt lézamis !

Mariejo Goulard

 

 

VASSILOPITA 2014 et le groupe PHILIA à MONTPELLIER

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Dimanche 12 janvier, le groupe PHILIA a fait vibrer les pierres de la salle Mélina Mercouri à Montpellier ! Yola, Nicky, Michel Diniakos, Michel Odoul et Dimitri ont offert au public un récital de chansons grecques pour fêter le nouvel an grec. Ce récital a célébré Athènes à travers des chansons tour à tour nostalgiques, gaies et débordantes de joies communicatives.

Michel Diniakos a débuté le spectacle en nous narrant l’histoire d’Athènes depuis ses origines jusqu’à nous, en l’émaillant d’anecdotes et de commentaires quelquefois cocasses mais toujours instructifs !

Yola quant à elle, nous a présenté avec beaucoup d’affection le peuple grec, nous relatant son caractère et son amour viscéral pour son pays et ses îles.

La scène avait été aménagée très joliment et très simplement, et cependant, elle resplendissait et irradiait une chaleur communicative à l’image de l’âme grecque. Petite anecdote : avant le spectacle, une visite chez Emmaus a permis de dénicher un piano droit ancien sur lequel nos amis ont posé un clavier numérique parachevant ainsi une déco authentique ! Dimitri, l’excellent bouzoukiste y a joué plusieurs morceaux dynamiques.

Les voix harmonieuses de Michel et Yola s’accordant à merveille nous ont ravis ! Tous deux ont littéralement mis le feu à la salle par leur fougue et leur passion pour cette musique et cette langue qui leur sont chères, Yola n’hésitant pas à descendre de la scène pour se rapprocher du public pour son plus grand plaisir. Les notes légères et voluptueuses de la flûte traversière de Nicky, la douceur de la guitare de Michel Odoul accompagnaient le rythme endiablé du bouzouki de Dimitri… ah ça, c’est sûr, ça ne manquait pas de rythme !! Le public, emballé et ravi s’est facilement pris au jeu et a souvent scandé les chants en battant des mains !

Et, surprise, un couple s’est avancé à plusieurs reprises devant la scène pour danser avec une classe folle. Le monsieur, costume, chapeau et souliers vernis invitait à tour de rôle une dame pour une danse très technique et très agréable à regarder, tandis qu’une jeune femme est venue ensuite esquisser quelques pas de danse traditionnelle grecque.

Devant l’estrade, Dominique, pour la mise en scène, avait installé de part et d’autre une table autour de laquelle s’étaient assis des couples pour figurer une taverne. Méééééé ! zils chantaient également de temps en temps pour reprendre en cœur un couple ou un refrain, dynamisant encore plus cet extraordinaire concert !!

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J’ai pu prendre quelques vidéos, mais je n’avais que mon téléphone ! J’ai aperçu un monsieur qui a filmé le spectacle… alors n’hésitez pas à me contacter si cette personne accepte de nous prêter quelques morceaux plus complets et mieux filmés, ok ? En attendant, cliquez sur les liens ci-dessous

http://youtu.be/jXJpigQMXLw

http://www.youtube.com/watch?v=wxMQwoMNJn0

http://youtu.be/cMzCyoTJ-iQ

http://youtu.be/pK9TzOnrqf8

Le final fut explosif ! La salle a longuement applaudi et salué le talent et la réussite de ce récital. En applaudissant, j’imaginais Mélina Mercouri, le sourire aux lèvres, fière et honorée par ce bel et vibrant hommage à son pays qu’elle a tant aimé et défendu tout au long de sa vie.

Nous avons été ensuite invités à partager et déguster les délicieux vassilopitas préparés par Dominique. Petite note pour ceux qui l’ignore (j’en faisais partie…) : la « Vassilopita » est un gâteau traditionnel du jour de l’an en Grèce, dans lequel on introduit une pièce de monnaie et celui qui aura cette pièce dans sa portion de gâteau aura de la chance toute l’année. Et ceci en souvenir de St Basile dont vous trouverez l’histoire à la fin de mon article. J’ai trouvé plusieurs versions ; j’en ai choisi une. Si vous pensez détenir la véritable, merci de me la laisser dans un commentaire, ok ?

Nous fûmes tous unanimes : les vassilopitas étaient délicieuses, légèrement parfumées de fleur d’oranger ! Pour les non conducteurs, muscat grec et vins résinés ont été également offerts… et appréciés !

Il fut l’heure de nous séparer… heureux d’avoir pu vivre un tel moment d’humanité et de fraternité.

                                                                                        

Je vous confie ci-dessous le titre des chansons de ce bel après-midi :

Athina kai pali Athina (Aθήνα και πάλι Aθήνα)

Londra Parisi New York (Λόντρα, Παρίσι, Νιού Γιόρκ)

Rendez-vous stin Athina (Ραντεβού στην Αθήνα)  

Omorfi m’Athina (Ομορφή μου Αθήνα)  

Akropoli Plaka (Ακρόπολη Πλάκα)

 Athina kori t’ouranou (Αθήνα κόρη τ’ ουρανού)

Athina mana mou (Aθηνα μανα μου)

Athina mou ksenixtissa (Aθηνα μου ξενυχτισσα)

Athina posso s’agapo ( Aθηνα Πόσο σ’αγαπώ )

Athina Athina (Aθηνα Aθηνα)

I moderna i Athina (Η μοντέρνα η Αθήνα)

 Athina (Aθηνα)

                                                                                        

L’origine de la Vassilopita : l’Empereur romain Julien (361 -363 ap-j.c) avait alors son trône à Constantinople et les Perses se faisaient pressants aux frontières de l’Anatolie. L’empereur pour répondre à cette menace avait besoin de lever des fonds pour les besoins de l’armée. Il ordonna donc que le peuple paie un impôt supplémentaire. A son tour, Basile le Grand, Evêque de Césarée en Cappadoce, demande à ses ouailles de participer à l’effort de guerre et, pour ce faire, de donner les bijoux en leur possession.  

Cependant, avant que ce trésor ne soit transmis aux services de l’état, l’empereur Julien fut tué au combat. Basile le Grand souhaita, à ce moment-là, retourner les bijoux à leurs propriétaires. Ne sachant pas comment rendre son dû à chacun, il demanda que soient faites des “pittes” et y introduisit les bijoux. Il demanda alors que chacun choisisse en précisant que ce qu’il trouverait deviendrait sien en compensation de son don initial. Par miracle, tous retrouvèrent ce qu’ils avaient donné.  

C’est ainsi que la tradition a gardé la Vasilopitta en souvenir de Basile le Grand, et que le jour de l’An on coupe la galette dans laquelle on a glissé un “Flouri” qui rappelle les bijoux des habitants de Césarée.

στο επόμενο έτος !!

Mariejo Goulard

PHILIA chante Noël à Caissargues !

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Le 14 décembre 2013, Michel DINIAKOS et son groupe PHILIA ont interprété en l’église Notre Dame de Caissargues  un magnifique concert : « Les Noëls du monde chrétien ».

Ce soir-là, la magie de Noël s’est glissée entre les pierres de l’église, tissant sur nos têtes un voile de fraternité, nous enveloppant et nous réchauffant dans un sentiment de paix et de bonheur. Nous avons vécu un moment hors du temps, magnifique et émouvant, littéralement ravis par l’harmonie des voix de Yola, Alexia, Michel Diniakos et Michel Odoul.

Les délicates mélodies de la flûte traversière de Nicky SAMUEL, les douces notes effleurées sur les cordes de la guitare de Michel Odoul, la fougue et la pétulance du bouzouki de Vincent, ainsi que le charme délicieusement exotique de son ukulélé, ont joliment accompagné ces chants.

Nous avons vibré à l’unisson à l’écoute de ces chansons. Nous en connaissions la plupart… toutefois, le groupe Philia, nous a offert un récital de chansons en 12 langues différentes ! Certaines trouvent leur origine dès le 16ème siècle. En voici le programme :

« Vive Noël », en français

« Entre le bœuf et l’âne gris », en français

« Campañas de Belen », en espagnol

« La Marimorena », en portugais

« O menino », en portugais

« Piva piva », en italien

« Tu scendi delle stelle », en italien

« Arximinia arxixronia », en grec

« Paï o palios o xronos », en grec

« Kalanda theophanos », en grec

« Nova radist stala », en ukrainien

« Noël russe », en français

« Charo i parvi sniag », en bulgare

« Noël des enfants du monde », en français

« Deck the fall », en anglais

« We wish you a merry Christmas », en anglais

« Jésus est né en Provence », en français

« Noël à Jérusalem », en français

« Adeste fidèles », en latin

« Msiho Etiled », en araméen

« Talj talj », en libanais

« Laylat el milad », en libanais

« E noela », en tahitien

« Chantons Noël », un medley en français

Notre ami Jacky Larouzière a filmé ce concert ; en voici trois extraits : (cliquez ci-dessous)

http://youtu.be/Mk3Njtpr9-o

Les applaudissements nourris de toute l’assistance ont longuement salué le talent et la générosité du groupe Philia venu chanter bénévolement au profit de l’achat d’un nouvel orgue pour la paroisse de Caissargues.

Nul doute que cette soirée restera longtemps gravée dans nos mémoires…

KAΛH  XPONIA !! (bonne année !!)

Mariejo Goulard

SE CANTA s’unit pour l’Association Solidarité Homéopathie

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Superbe prestation du groupe PHILIA le vendredi 7 février 2014 à Garons. Spectacle organisé par l’association Solidarité Homéopathie présidée par Marie-Claude YANNICOPOULOS.

Ce groupe qui a pour but de promouvoir la culture grecque a présenté ce spectacle intitulé

« La Grèce chante ses poètes contemporains ».

Sous la narration de Michel Diniakos, 6 poètes grecs se sont dévoilés à un public nombreux et fort interessé, au travers d’extraits de leurs œuvres, notamment de poèmes dont beaucoup ont été mis en musique par deux grands compositeurs grecs, Mikis Théodorakis et Manos Hadjidakis.

Michel Diniakos récita des poèmes traduits dans la langue de Molière, tandis que Yola Mantzavinos-Botrel en récita deux dans la langue de Sophocle pour faire savourer la diction et la musicalité de cette belle langue. Puis tous deux interprétèrent à tour de rôle ou en duos, certains de ces poèmes mis en musique, accompagnés par Michel Odoul à la guitare et également à la voix, par Nicky Samuel à la flûte traversière et par Dimitri Mastrogioglou au bouzouki. Ce dernier régala l’assistance par son doigté sublime et ses interprétations d’une superbe simplicité.

Une heure trois quart de poésie, de chansons dans un décor agreste où 4 oliviers rappelaient cette terre bénie des dieux. La mise en scène de Dominique Fliche et les projections de Joëlle Gervais venaient couronner cette soirée qui enthousiasma un public conquis. Après le spectacle furent servis « mezzés » et ouzo dans une ambiance chaleureuse. Un moment riche de mots, de notes musicales et de sentiments cordiaux et dont l’organisation parfaite contribua aussi à la réussite de cette soirée.

 Au programme furent évoqués les poètes suivants :

(les titres soulignés sont chantés)

 . Constantin CAVAFY

Ithaque ( poème) – Griza ( Les yeux gris)

Ta kéria (poème) – Le miroir dans le vestibule ( poème)

Thermopyles

. Georges SEFERIS

Epiphanie Averoff ( poème + chants)

Sto periyali ( Reniements)– Santorin ( poème)

O Ypnos ( Le sommeil) – La Fuite (poème)

. Yannis RITSOS

Extraits Jeu du ciel et de l’eau (poème)

Pou petaxe t’agori mou ( Où t’es-tu envolé mon fils)

Romiossini (poème) – Nati petiétai (poème)

Mera Mayou ( Un jour de Mai)

. Nikos GATSOS

Itan kamari tis avgis ( Il était la fierté de l’aurore)

Athanassia ( Immortalité)- Hartino to fengaraki (Lune de papier)

. Manolis ANAGNOSTAKIS

Otan mian anixi (Quand le printemps sourira)

Dromi pali ( Les vieux chemins)

. Odysseas ELYTIS

Mes mathématiques supérieures ( poème)

Tis dikaiossinis ilie noïte ( Soleil intègre de la justice)

Tou mikro voria ( Petit vent du Nord)

Glorificat (poème) – Marina

Ena to chelidoni ( Qu’une seule hirondelle)– Ta tzitzikia ( Les cigales)

 . Mikis THEODORAKIS

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